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La cryoconservation des gamètes : l’espoir de sauver les récifs coralliens menacés

par Bluebob
Et si la cryoconservation des gamètes était le meilleur espoir de sauver les récifs coraliens menacés ?

Alors que la planète aurait perdu 50% de ses récifs coralliens en moins de 40 ans, des scientifiques brésiliens auraient trouvé un moyen de les préserver grâce à la cryoconservation des gamètes de coraux.

La congélation des gamètes, seul espoir pour la préservation des récifs coralliens ?

Les spécialistes océanographes du monde entier s’accordent sur le fait que la planète aurait perdu 50% de ses récifs coralliens en moins de 40 ans. Une disparition qui pourrait être totale d’ici 2050. Si l’on n’influe pas sur le réchauffement climatique, la pêche à la traîne, la pollution des océans ou encore le tourisme invasif.

Un espoir nous vient toutefois du Brésil, riche en récifs coralliens et en variété de coraux. Un groupe de scientifiques, emmené par le professeur Leandro Godoy, y développe la technique de cryobiologie ou de cryoconservation pour optimiser la préservation des coraux.

Et si la cryoconservation des gamètes était le meilleur espoir de sauver les récifs coraliens menacés ?

Ainsi, ils ont récemment décongelé des gamètes qu’ils avaient conservées pendant un an à basse température avec du sperme et des ovules de coraux. Ils ont fini par constater qu’entre 35% et 40% présentaient des « résultats prometteurs » avec « du sperme vivant ».

Une expérience qui a permis à Godoy d’établir que « une fois qu’un protocole de congélation approprié est défini et exécuté, la cellule préservée peut durer indéfiniment ». Même si ce processus réclame une infinie méticulosité dans la manipulation.

Ainsi, cette technique permettrait de pouvoir conserver des cellules de coraux pour mieux les régénérer plus tard. Pour elles, et toujours selon Godoy, « c’est comme si le temps ne passait pas, la cellule étant paralysée sans aucune réaction métabolique, sans aucun vieillissement cellulaire ».

La cryobiologie, une science nouvelle

Mais la cryobiologie est une science relativement nouvelle par rapport aux autres sciences. Il a ainsi fallu attendre 1949 pour obtenir « un premier cas réussi de matériel biologique, avec du sperme congelé d’un oiseau ».

Comme le soulève Godoy, la cryobiologie est « un outil très intéressant pour la conservation de tout type d’espèces sauvages ou menacées d’extinction précisément à cause de cette technique de conservation du matériel génétique pour une durée indéterminée. »

Mais elle ne peut et ne doit pas être la seule solution pour la préservation des espèces. Et rien ne remplace les politiques et efforts consentis pour les protéger en amont.

Les récifs coralliens, un enjeu écologique majeur aussi important que la forêt amazonienne

Pour Miguel Mies, docteur en océanographie de l’Université de San Paolo, « le scénario actuel est très négatif et il y a un manque flagrant d’éducation pour en prendre conscience ».

Comme il le confessait à El Espectador, il est « regrettable d’avoir des milliers de kilomètres carrés de récifs coralliens au Brésil sans la plupart de la population ne sache à quel point ils sont importants ».

Certes, il existe aujourd’hui une véritable prise de conscience dans la nécessité de protéger la forêt amazonienne. Mais rares sont ceux qui sont sensibles à l’importance des récifs coralliens. Et plus encore au fait que leur sort soit encore plus alarmant que celui de la forêt amazonienne !

Pourtant, et comme nous le rappelle l’association Coral Guardian, les coraux sont essentiels, se révélant comme « l’un des écosystèmes les plus importants et les plus complexes de la planète ».

Les récifs coralliens, garants de la biodiversité et de la protection des côtes

Ils ont un rôle déterminant dans la biodiversité. De fait, ils accueillent plus de 25% des espèces marines. Tout en étant à la base de la formation d’autres écosystèmes.

Ils participent également à la protection de plus de 150 000 kilomètres de côtes dans le monde. Absorbant les vagues et réduisant l’érosion des côtes.

Et si la cryoconservation des gamètes était le meilleur espoir de sauver les récifs coraliens menacés ?

La Grande Barrière de Corail en Australie

Et l’on n’oubliera pas le fait que les récifs coralliens sont des ressources alimentaires majeures. 275 millions de personnes en dépendent directement dans le monde.

Ils demeurent aussi une attraction touristique indéniable et un véritable enjeu économique. On établit aujourd’hui son bénéfice net annuel dans le monde à 29,8 milliards de dollars.

Enfin, les coraux ont aussi un rôle décisif à jouer dans la recherche médicale (greffes osseuses, traitement de certains cancers).

Leur disparition aurait un impact catastrophique sur la planète. Avec pour effets immédiats la hausse de la température de l’eau et l’acidification des océans.

Alors, certes, la cryobiologie est porteuse d’espoir en terme de préservation des récifs coralliens. Mais il est en revanche vital de continuer à développer et déployer des moyens de les protéger.

L’un de ces moyens étant, par exemple, de continuer à informer le public de sa vitale importance pour la planète.

Et pour nous !

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