Accueil Monde Les femmes dirigeantes démontrent leur leadership face à la pandémie

Les femmes dirigeantes démontrent leur leadership face à la pandémie

par Bluebob
En 2020, les femmes dirigeantes ont montré leur efficacité en temps de crise

Une nouvelle année commence, pleine d’espoir de jours meilleurs. Avec le recul, on peut enfin faire le tri entre les dirigeants qui ont le mieux répondu à la crise sanitaire, et les autres. De fait, études à l’appui, l’exemplarité des femmes dirigeantes s’impose aux yeux de tous.

Les femmes dirigeantes ont le mieux répondu à la pandémie

Nous avons déjà évoqué le rôle majeur tenu par les dirigeantes du monde entier dans la (bonne) gestion du virus qui a bloqué la planète entière en cette funeste année 2020.

Mais de nouvelles données viennent encore confirmer leur impact sur la pandémie.

Face à la très virile assurance de certains présidents ou premiers ministres, adeptes d’un autoritarisme mal assuré et d’une culpabilisation de la population impopulaire, beaucoup de femmes dirigeantes ont choisi une autre voie.

Ainsi, face au déni de certains hurluberlus (Trump, Johnson, Bolsonaro, López Obregón, etc.) ou à la molle fermeté d’autres, plusieurs dirigeantes ont choisi une communication basée sur la sincérité, l’authenticité, la vérité… et sur une réactivité sanitaire quasi-immédiate.

Ainsi, sans parti pris mais sur la simple base statistiques des taux d’infection par habitant, de nombreux pays présentant les taux les plus bas sont dirigés par des femmes.

Si, depuis le début de la pandémie, la presse a fait état de la lecture de ces statistiques, une récente étude, publié par le Center for Economic Policy Research et par le World Economic Forum, en a décortiqué les raisons. Elle révèle ainsi que le succès des pays ayant le mieux résisté au virus est à largement créditer à l’action rapide, efficace et pédagogique des femmes dirigeantes.

Les femmes ont remporté l’adhésion et la confiance de leurs populations

Même si l’on tient compte de la taille des pays concernés et de leurs avantages géographiques, des comparatifs avec d’autres pays relevant des mêmes statuts permettent des conclusions fiables. Ainsi, comme le confirme Supriya Garikipati (Université de Liverpool), co-auteur de l’étude, « nos résultats montrent clairement que les femmes dirigeants ont réagi plus rapidement et de manière plus décisive face aux décès potentiels. »

Première arme décisive dégainée face à l’arrivée du virus : la réactivité ! Ainsi, Jacinda Arden, première ministre de Nouvelle-Zélande, a été parmi les premières à reconnaître la gravité d’une éventuelle pandémie. Elle a très rapidement placé le pays en lock-out total. De même que la dirigeante taïwanaise Tsai Ing-wen. Elle a très rapidement mis en place 124 mesures drastiques pour freiner la propagation du virus. Ou encore la chancelière allemande Angela Merkel. Elle a très vite lancé une campagne immédiate de tests de dépistage pour une prise en charge rapide des patients.

La plupart du temps, ces mesures parfois assez raides ont été accompagnées d’une communication basée sur l’empathie et l’humilité. Aucune de ces dirigeantes n’a été coupable de hauteur désinvolte face à ce qui ne devait être « qu’une grippette passagère ». Toutes ont rapidement reconnu le manque d’information et de maîtrise du virus. Et l’imminence d’un danger inconnu et encore incontrôlable !

Une sincérité qui a immédiatement provoqué l’adhésion et la confiance des populations. Entraînant de fait un respect collectif des règles sanitaires mises en place. Impensable dans d’autres pays où la confiance en les dirigeants s’est rapidement érodée.

Un accompagnement économique précoce

Enfin, ces dirigeantes ont rapidement soutenu économiquement les entreprises et les salariés frappés par l’arrêt de l’activité. Dans cet ordre d’idée, Taiwan en était déjà à son 3e plan de relance économique en août !

Des mesures précoces et parfois même très généreuses qui ont désamorcé toute tension sociale majeure. Remportant au passage la confiance des populations, convaincues qu’elles avaient à leur tête des personnes concernées.

Un sentiment qu’on imagine moins partagé dans des pays comme les États-Unis, le Brésil, la Grande-Bretagne… ou même la France !

Si le leadership féminin aura donc été statistiquement le plus influent contre la pandémie, son succès ne reste pas exclusif. Et l’on pourra toujours citer la réussite face au virus de pays comme le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, le Vietnam ou encore le Canada (classement Bloomberg, novembre 2020). Tous dirigés par des hommes.

Néanmoins, cette année aura été le théâtre de la démonstration de la réussite du leadership féminin en temps de crise. Une efficacité principalement basée sur l’empathie et la proximité avec le peuple.

Quand on vous dit qu’enseigner l’empathie plutôt que le marketing politique et la manipulation de masse ne ferait de mal à personne… Et surtout pas aux dirigeants de demain !

En attendant que l’ENA en fasse une unité de valeur à fort coefficient, autant aller puiser son inspiration chez les Jacinda Ardern, Angela Merkel, Tsai Ing-wen et leurs consoeurs.

0 commentaire
0

Déposer un commentaire

* En utilisant ce formulaire vous nous accordez votre confiance pour le stockage et l'utilisation de vos données sur ce site web.

Vous aimerez aussi

Ce site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience navigateur. En continuant votre navigation, vous acceptez donc leur usage, mais vous pourrez modifier ces paramètres si vous le souhaitez. Accepter En lire plus